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Le groupe Labruyère, quelques morceaux d’une histoire d’entreprise

Par Olivier Boudot

Dans les années 1920, Edmond Labruyère, fils de Jean-Marie, après avoir commencé commis chez son père, s’est associé avec un ami pour développer la petite affaire. les deux hommes et leurs employés parcourent la Saône et Loire et les départements proches, visitant les milliers d’épiciers qu’ils approvsionnent à partir de leur dépôt. Ils fournissent égalementldes produits pétroliers sur un marché en forte mutation : depuis quelques années l’essence l’emporte en volume sur le pétrole lampant dont les bidons ont si longtemps permis d’éclairer les campagnes avant que le gaz et l’électricité ne le remplacent progressivement.  Dès 1920, le marché de l’essence est qualifié de mondial. A coups de lois, raffineurs et distributeurs se disputent le gâteau. La jeune Royal Dutch défie l’omnipotente Standard Oil. Et si les pompes sont de plus en plus nombreuses aux USA, ailleurs, l’approvisionnement se fait toujours en bidons, par tirage dans des citernes qui permettent le stockage.

Le groupe Labruyère

Par Olivier Boudot

Outre les projets menés autour du voyage (cf. <www.vudutrain.fr>, 2011 a été l’année de la rédaction d’un livre pour les cent ans du groupe Labruyère.Issus d’un petit village des monts du Beaujolais, les Labruyère descendirent dans la plaine à la fin du XIXème siècle. En 1909, l’un d’entre eux tenait une épicerie-droguerie à Mâcon, en Saône et Loire. On vendait de tout dans ces vieilles boutiques. Bazar, épicerie et les vins produits dans les petites vignes familiales. Egalement du pétrole lampant avec lequel on s’éclairait dans les campagnes. Il s’en vendait alors plus que d’essence. C’était l’aventure. A la veille de la guerre, Edmond Labruyère partit en Roumanie et revint avec un wagon de pétrole. A la sortie de la guerre, deux métiers d’épicierie en gros et de distribution de produits pétroliers étaient réunis dans une seule société. La terre et la vigne constituaient le socle et le ciment familiaux. L’aventure était lancée.

De Paris à Lyon, Vu du train

Par Olivier Boudot

Voyager dans le territoire, revient à parcourir son histoire, à s’interroger en tout lieu sur la manière dont les hommes ont développé leurs entreprises, les ont implantées et conçues en fonction des lieux, des savoir-faire, des moyens de transport, etc. Aux abords de la gare de Lyon, l’une des sociétés les plus emblématiques est la compagnie parisienne de chauffage urbains (la CPCU.) Créée en 1927, elle s’est installée sur une partie du site du site de la CMP (compagnie métropolitaine de Paris)  qui alimenta quelques années la ligne 1 du métro parisien. Le groupe Empain était le lien entre les deux sociétés : actionnaire de la première, il était l’instigateur du projet de chauffage urbain de la capitale. Ceci explique partiellement les raisons de l’implantation de la CPCU, dont l’une des premières fonctions fut de fournir  les locomotives de la gare en partance pour le sud,

Plus d’information sur “De Paris à Lyon, Vu du Train” sur <www.vudutrain.fr>

afin d’assurer le préchauffage.


Vu du Train

Par Olivier Boudot

Le voyage démarre Gare de Lyon, dont l’histoire est directement liée à celle d’une grande compagnie ferroviaire la Paris-Lyon-Méditerrannée (PLM). A la fin du 19ème siècle, l’entreprise était devenue puissante, grâce notamment à l’engouement pour la Riviera qui attirait du Nord et de l’Angleterre des touristes fortunés, avides de lumière, de mer et de beauté. La PLM n’avait pas toujours été dans une situation si profitable. Au dix-neuvième siècle elle avait épousé la destinée en dents de scie des premières compagnies développées par quelques riches familles de banquiers, d’utopistes ou de Saint-Simoniens (Rotschild, Pereire, Talabot…). Pendant longtemps d’ailleurs, il fallait emprunter deux compagnies différentes pour la Méditerrannée depuis Paris, Lyon étant le terminus de la première et la tête de ligne de la seconde.

Vu du Train (suite)

Par Olivier Boudot

L’expérience acquise dans les histoires d’entreprises sur le lien entre les hommes et les territoires m’a été utile pour écrire le premier livre de notre nouvelle collection, les Guides Marsilo. “De Paris à Lyon, Vu du train” a été réalisé en effet grâce à de multiples témoignages de personnes vivant sur le territoire de la ligne à grande vitesse. Si la structure du guide est géographique - onez “pays” découpent le trajet, de l’Ile de France à l’agglomération lyonnaise en passant par la Brie, le Morvan, le CLunysois, etc., ses contenus sont à la fois historiques et dynamiques. On y plonge dans la mémoire des lieux, l’histoire des contrées, la parole des habitants. En ce sens là, il s’agit d’un travail sur la transmission dans la lignée de ce que je réalise dans ” Mémoires d’Hommes, Histoires d’Entreprises.” (Pour en savoir plus sur le projet :” www.vudutrain.fr”)

Depuis quelque temps déjà

Par Olivier Boudot

Cela fait bien longtemps que nous n’avons rien publié sur ce blog. Le rythme de nos travaux ne nous a pas permis de nous consacrer à cet exercice qui demande de la régularité. Une grande partie de l’année écoulée a été consacrée au montage du projet “Vu du Train”, soit la création d’une nouvelle société avec deux partenaires et la réalisation d’un premier-livre guide intitulé “De Paris à Lyon, Vu du Train”, que nous avons publié à Noël 2010. Ce concept nous éloigne un peu du livre d’entreprises. Il a toutefois des connections fortes, puisées dans mon expérience d’écriture et dans les méthodes d’investigation développées depuis plusieurs années dans “Mémoires d’Hommes, Histoires d’Entreprises.” (A suivre)

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