Lendemains de guerre chez Duchesne & Bossière

Par Olivier Boudot

Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, les trois gares maritimes du Havre sont en ruine, trois cents épaves encombrent les bassins et plus de trois kilomètres de quais ont été détruits. Faute d’une industrie française capable de fournir des grues, on doit récupérer les éléments non corrodés de  celles qui sont détruites ou bien en commander en Angleterre ou aux Etats-Unis.

Embauché en 1945 aux ateliers Duchesne & Bossière, Jean Joaüs, surnommée Jean le Pointeau se souvient : « Les ouvriers de la société participaient à la remise en état de tout ce qui pouvait l’être sur le port et travaillaient à la réfection des passerelles. Leur journée commençait à 7 heures du matin et s’achevait à 18 heures. Deux heures plus tard le travail recommençait de 20 heures à 6 heures du matin. Il est arrivé que des salariés travaillent trois jours et trois nuits sans interruption. Lors d’un réveillon, des gars ont pris des balais en bois. Ils les ont enflammés avec du gazole et ont tournoyé dans les ateliers pour faire la fête.»

Grâce au labeur acharné, la grande forme de radoub havraise est remise en état dès 1947 et, en 1950, les conditions sont réunies pour exercer l’activité de manière normale. C’est alors que Duchesne & Bossière opère une mutation. A ses activités d’origine, la réparation et la fabrication d’auxiliaires de navigation, la société adjoint la construction navale. A l’origine du projet, la rencontre de Jacques Tessandier, fils d’Edmond, et de l’ingénieur Gilbert Fournier.

Extrait de « La Grande Traversée des Ateliers et chantiers du Havre. »

Chantier Naval du Havre

Lancement d'un caboteur au chantier d'Harfleur de Duchesne et Bossière, 1954

Mots-clef: , , , ,

Un commentaire to “Lendemains de guerre chez Duchesne & Bossière”

  1. Bonjour, en vous souhaitant une bonne année et en vous priant de pardonner le retard de ma réponse, les deux endroits auxquels je penses, sont d’une part l’association de défenses des intérêts des anciens salariés des ACH (www.adiasach.com/‎) ou le musée maritime et portuaire du Havre http://www.lehavre.fr/node/247

    Bien à vous, Olivier Boudot

    #179

Laissez un commentaire

Abonnement

Pour recevoir les prochains articles par courriel, inscrivez votre adresse puis validez: