FWF : la Négociation

Par Olivier Boudot

Ce dernier épisode consacré à FWF dévoile les coulisses d’une négociation racontée par les deux protagonistes. Leur narration parfois humoristique ne masque ni l’âpreté, ni l’humanité de leur rencontre.

Résumé des épisodes précédents : deux cadres dirigeants de Sainte-Suzanne ont entrepris un voyage aux Etats-Unis afin de sauver la fonderie de la fermeture décidée lors du plan de restructuration du secteur. Dick Muzzy, patron du groupe Holland Hitch se montre réceptif, au-delà des espérances.

Afin d’approvisionner sa future plate-forme européenne, il propose un contrat de 5 ans. Au moment de conclure, il requiert toutefois l’exclusivité des approvisionnements. Pour Marc Genot, président d’AFE, il est impensable de souscrire à semblable exigence : que se passera-t-il après cinq ans, si Holland Hitch cesse toute commande ? A la logique contractuelle, se substitue l’idée d’un partenariat. Marc Genot se rend aux Etats-Unis. En retour, Dick Muzzy vient en France. Les discussions entre Dick Muzzy et Marc Genot se prolongent chez ce dernier, jusque tard dans la nuit. Les deux hommes envisagent point par point les implications de l’accord nouveau qu’ils sont en voie de finaliser. Ils se souviennent de cette nuit. “C’est l’épuisement qui nous a arrêtés, se remémore Marc Genot. Au bout de toutes ces heures nous n’en pouvions plus.” Dick Muzzy renchérit : “Ces négociations, par lesquelles nous allions aboutir à la création de FWF, étaient très importantes. Il nous fallait penser à tout. Quel pourcentage pour chacun dans la nouvelle société, quelle valeur, comment établir le cahier des charges, quel intérêt en retirerait chacun de nous, les implications, etc. Ce jour-là, nous avons travaillé ensemble durement ; nous avons sué comme des joueurs d’une équipe de rugby. Nous avons travaillé si tard cette nuit-là que nous nous sommes dit, vraiment, il faut qu’il n’y en ait qu’une. Nous avions déjà du respect et de la confiance l’un pour l’autre. Au petit matin, lorsque nous nous sommes quittés, un lieu nouveau s’était créé entre Marc Genot et moi. Nous étions devenus proches l’un de l’autre. ” A l’issue de la nuit, la fonderie de la cinquième roue (Fifth wheel fundery en anglais), joint-venture entre les deux groupes, était née.

 

Une fournaise de plus de 900°

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