Dans les coulisses de Poclain Hydraulics, suite

Par Olivier Boudot

Ma première rencontre avec Pierre Bataille se produit dans sa ferme du Plessis-Bellevile. Je le contacte comme ancien propriétaire de la conserverie de Daucy, société sur laquelle je pense écrire une histoire. Je ne sais rien d’autre sur M.Bataille chez lequel je me rends une sombre après-midi d’hiver, pataugeant dans les rues à la limite du bourg. L’homme qui m’ouvre la porte est d’une grande gentillesse et fort modeste. Il n’est guère intéressé à me parler de la conserverie. Il m’entretient avec plus d’enthousiasme des tractations en cours qui feront de sa famille les actionnaires majoritaires de l’entreprise Poclain Hydraulics, dont j’entends parler pour la première fois. J’enregistre tout cela d’une oreille distraite. Je prépare un projet pour Daucy et, à ces fins, rencontre le maire du Plessis-Belleville avec l’ancienne secrétaire du comité d’entreprise. Malheureusement, débutant autre chose, je ne pourrai persévérer dans cette première idée. Environ 18 mois plus tard je reçois un message de la part de Jérôme Bataille. « Monsieur, vous avez rencontré mon père il y a plus d’un an. Nous aimerions raconter l’histoire de notre entreprise. Pourrions-nous en parler », me fait-il dire en substance. C’est ainsi que parti pour écrire une histoire de petits pois et de conserves je me suis retrouvé plongé dans une saga familiale, riche de rebondissements.

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