l’aventure de la transfusion sanguine, suite

Par Olivier Boudot

Lorsque je revois les responsables de l’établissement français du sang, ils sont installés dans leur nouveau siège, à Saint-Denis. Imposant immeuble de verre dans lequel bat le cœur du système transfusionnel. Il est facile de voir que l’EFS n’a pas encore conquis ses lettres de noblesse auprès d’un vaste public. Lorsque j’explique à un chauffeur de taxi ce que signifie le sigle, il tombe des nues. Plus encore lorsque je lui dis deux mots des responsabilités exercées par le siège dont la responsabilité sur les collectes de sang est totale et exclusive. « Je devrais le faire. J’y pense souvent. Mais je ne sais pas comment m’y prendre, » m’avoue mon interlocuteur.

« Comment attirer les donneurs ? Il nous faut les capter sur leur lieu de travail. Etre présent près des centres commerciaux. Disposer d’espaces conviviaux, » m’explique un soir le président Jacques Hardy, confronté comme son prédécesseur à un déficit des donneurs, notamment en région parisienne. De longue date, la transfusion sanguine repose sur des flux interrégionaux. Certaines régions ont une longue tradition du don. Dans le nord de la France, l’ancien tissu industriel, les valeurs solidaires constitutives des villes ouvrières contribuent à expliquer une réelle générosité. D’autres facteurs sont également à prendre en considération. (A suivre…)

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2 commentaires to “l’aventure de la transfusion sanguine, suite”

  1. Robert Baqueret

    Bonjour monsieur Boudot je voulais vous demander ce qui vous a poussé à devenir écrivain et si vous esperez que vos enfants le deviennent.
    Une derniere question : Pouvez-vous me dire comment vous avez fait pour créer le site : “Anabole”

    Merci d’avance et bonne soirée a vous
    cordialement Mr Baqueret

    #52
  2. Boudot

    Bonsoir monsieur Baqueret,

    Votre demande est un peu surprenante et relativement personnelle. Cela dit, pour vous répondre, je suis moi-même fils d’un écrivain, et, il est possible que l’un de mes enfants reprenne un jour le flambeau : après tout, je travaille sur la transmission des métiers. Pour tout vous dire, j’ai un fils fantasque dont le goût pour les mots pourrait un jour s’incarner dans de véritables histoires. Mais il est encore un peu jeune.

    Pour le site histoiresdenteprises, nous avons fait appel à un concepteur spécialisé, capable de comprendre l’esprit dans lequel nous travaillons. J’espère satisfaire ainsi votre curiosité ?
    Bien cordialement; Olivier Boudot

    #53

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