Dans le musée d’Amora (un livre d’entreprise en cours d’écriture, suite…)

Par Olivier Boudot

« Raymond Sachot  avait eu l’idée géniale de rendre la marque visible partout, et comme il le pouvait. Les contenants de moutarde devenaient des cadeaux. Amora était sur les buvards. Les camions étaient peints aux couleurs avec le nom d’Amora, etc. » Ancien directeur de la communication interne de Danone, Pierre Labasse a travaillé pendant plus de quatre ans à l’organisation du musée. Je l’ai rencontré lorsque j’écrivais l’histoire des cent ans de l’entreprise Blédina  et le retrouve avec plaisir en travaillant sur celle d’Amora. Pendant une longue journée, m’explique t-il, il a interviewé Raymond Sachot, le dirigeant historique de l’entreprise, celui qui en assuré le développement pendant plusieurs décennies. Le musée est parsemé de citations extraites de ce long entretien. Les citations constituent un aspect anecdotique de l’ensemble muséal que je découvre mieux au cours d’une deuxième visite : cette fois, je suis venu avec Bertrand Lauprête, un photographe qui photographie dans des conditions acrobatiques une partie du fond. Notre seule lumière provient d’un spot relié à une rallonge que nous dévidons dans l’espace. Une épaisse couche de salpêtre s’est accumulée au fil du temps. Elle commence à ronger le bas des murs. Il fait peut être 0° ; peut-être moins. Dans la demi pénombre, je parcours les allées et les petites salles, prenant quelques notes sur le riche passé de la moutarde de Dijon. Beaucoup de documents viennent du Musée de la vie bourguignonne dont l’apport a été très précieux pour la réalisation du petit musée de l’entreprise.

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