En terre mexicaine

Par Olivier Boudot

Partir au Mexique ne semble pas une sinécure. Surnommé l’Etat grand, en raison de sa superficie, Chihuahua s’étend au nord du Mexique jusqu’à la ville frontière de Ciudad Juarez. Depuis quelques années, la violence liée au trafic de drogue y est omniprésente. Une société de sécurité nous briefe avant notre départ : “en cas d’irruption d’hommes armés dans un lieu public, se jeter à terre : celà nous différencie des membres de gangs qui, par fierté, préfèrent mourir debout. Dans les hôtels, choisir au minimum le troisième étage pour laisser le temps à l’armée d’intervenir si une attaque se produit, etc.” Munis de ces recommandations inquiétantes, nous embarquons, Michel Brissaud et moi. Pas le temps de visiter Mexico - à peine un coup d’œil sur Socalo endormie - et nous nous envolons pour Chihuahua. C’est le mois de mars. Il fait chaud. Demain, nous irons à l’usine de plasturgie. En attendant le directeur nous promène dans la ville - un kiosque avec son cireur de chaussures, sa longue rue avec l’église et les maisons basses, des femmes et des hommes à l’allure de rancheros. En surplomb, la grand route traversée par les camions qui remontent vers les Etats-Unis et, tout autour le désert. Nous y faisons un tour en voiture. Beaucoup de résidences entourées de murs avec guérites de sécurité composent un habitat “protégé.” La terre est rouge. La nuit tombe tôt.

Désert entre Mexico et Chihuahua

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