Frontières de l’internationalisation et délocalisations

Par Olivier Boudot

En s’implantant au Mexique, la société Safe se confronte au marché américain et à ses acteurs. Par vagues successives, depuis la fin des années 1960, les entreprises nord-américaines ont délocalisé des usines au Mexique. Elles y ont trouvé une main d’œuvre bon marché dans le cadre des maquilas. Les maquilas constituent l’une de ces innombrables zones d’exception constituées partout dans le monde pour attirer les investisseurs. A condition d’importer la totalité de leurs matières premières et d’exporter l’intégralité des produits finis, les sociétés étrangères y trouvent des salariés regroupés dans des entreprises de droit mexicain. Le fait que tous les produits doivent être réexportés est une garantie théorique pour ne pas entraver le développement d’une industrie nationale. Pour le Mexique, dont la population était très jeune, les maquilas ou maquiladoras offraient une possibilité de lutter contre le chômage. Récemment, le système a évolué, surtout depuis que beaucoup de groupes américains ont fermé leurs filiales pour les rouvrir en Chine… Mais la plupart des groupes étrangers, à l’image de Safe ont investi ces zones. Elles ne sont pas de “non droit”. Rencontrer les opérateurs des différents pays permet à la fois d’apprécier le crédit dont jouissent les entreprises françaises, souvent plus socialement responsables, et de découvrir que les réglementations du travail sont en général plus évoluées que ce que l’on aurait pu croire. Une fois sur place, l’entreprise de plasturgie a embauché des Mexicains formés à l’université toute proche et, dans la tradition du groupe, progressivement certaines innovations ont été développées sur place (A suivre)

Chihuahua 2013

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