Le commerce extérieur, une malédiction française ? Bohême 1897 2/2

Par Olivier Boudot

En moins de trente ans, de 1870 à 1897, les Allemands ont enlevé en Français la quasi totalité de leurs places de ventes en Bohême. La conséquence est que ce sont des commissionnaires allemands qui traitent les affaires françaises, à la marge, privilégiant leur propre commerce. Enquêtant sur le terrain pour le compte du Ministère du Commerce extérieur, André Chéradame, note les commentaires des grossistes et distributeurs locaux. Il découvre que les rares français qui se sont maintenus et passent de temps à autre à Prague, ne parlent même pas l’Allemand et donc ne peuvent se faire comprendre ! Ces problèmes de méconnaissance des langues étrangères sont un invariant de l’histoire qui a beaucoup coûté au commerce extérieur, à un point difficilement imaginable et quantifiable. En 1897, les Français ont perdu la plupart de leurs liens commerciaux avec Prague. Déjà le commerce se déplace ailleurs, en Moravie : le renchérissement des coûts induits par le développement spectaculaire de l’industrie des machines-outils, pousse beaucoup d’entreprises à employer de la main d’œuvre morave.

Mots-clef: , , ,

Laissez un commentaire

Abonnement

Pour recevoir les prochains articles par courriel, inscrivez votre adresse puis validez: