L’épopée des verriers d’Albi - “un acte de foi”…à suivre…

Par Olivier Boudot

Carmaux 1896

Carmaux 1896

Parue fin 2014, l’épopée des verriers d’Albi (cf. article paru sur le blog) relate l’aventure de ces hommes qui ont construit leur entreprise parce que leur engagement syndical leur avait valu de trouver porte close à la verrerie de Carmaux, où ils étaient employés.
Il faut se replacer dans le contexte - l’année 1895 - où les syndicats naissaient à peine laissant présager d’un rapport de force inédit pour les entrepreneurs. Il y avait également dans le Tarn des enjeux locaux. Le propriétaire de la compagnie des mines de Carmaux, le baron Reille, était l’ennemi juré de Jaurès, député qui avait ravi le siège de député au Chevalier de Solages, gendre du baron. C’est pourquoi l’affaire du lock out patronal de la verrerie de Carmaux prit une ampleur nationale et fut même débattu à la chambre des députés. Pendant que les verriers achevaient d’ériger la nouvelle usine les tensions étaient vives. Sur fond d’un curieux attentat contre Eugène Rességuier, le marchand de bouteilles Toulousain dirigeant la verrerie de Carmaux d’une main de fer, les esprits s’échauffaient. C’est dans ce tourbillon que la conscience politique de Jaurès évolua vers la défense de la cause ouvrière. À l’ombre de l’immense cathédrale de briques rouges d’Albi, une “nouvelel cathédrale” naissait. Jaurès dit à ses compagnons : Sainte Cécile, la Verrerie ouvrière, à des siècles d’intervalle, l’une et l’autre furent un grand acte de foi”. »

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