Une histoire pour créer une identité à la suite d’une acquisition - Sodie an VII

Par Olivier Boudot

En 2004, la société Sodie est reprise par Secafi-Alpha, un mariage qui a-priori a de quoi étonner : Sodie est spécialisée dans l’accompagnement des salariés sur les anciens territoires industriels confrontés à la fermeture de leurs sites. Anciennement département d’Usinor l’entreprise a pris son autonomie sous l’impulsion de Jacques Périès, tout en restant très suivie par Francis Mer, PDG du groupe sidérurgique et figure emblématique du patronat français.
Née dans le sillage des lois Auroux (1983)  pour fournir de l’assistance aux comités d’entreprises, Secafi Alpha a des clients qui sont à l’époque majoritairement issus de la CGT. Celle-ci s’oppose par nature à l’idée des licenciements dits économiques, lesquels “déclenchent” les missions de Sodie. Mais Pierre Ferracci, patron de Secafi, voit loin : l’idée de constituer un groupe intégrant toute la chaîne de l’emploi en lien avec la mutation des territoires s’inscrit dans la vision d’un plus fins connaisseurs du dialogue social en France.
Sodie au service de l’homme, concourt à la création d’une identité du groupe, en présentant la diversité et l’humanité des missions, des femmes et des hommes de Sodie à l’ensemble des salariés.
C’est par ailleurs un morceau de l’histoire de la reconversion des territoires industriels, initiée avec la fermeture des mines qui incita l’État français à créer avec Sofirem un premier outil d’accompagnement, dispositif reconduit avec la sidérurgie et les différents Sodie régionaux à l’époque (Nord, Lorraine, centre…). Après Usinor-Sacilor, Sodie a élargi sa clientèle œuvrant sur des entreprises et des territoires de plus en plus nombreux.

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